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Ils incarnent cette nouvelle génération qui arrive très vite. Pour leur première participation sur la Grande Boucle, tous deux peuvent aisément prétendre à une victoire d’étape. Marcel Kittel comme Peter Sagan auront de multiples occasions pour s’illustrer sur le Tour de France

Sagan et Kittel, se montrer en juillet

Peter Sagan, la polyvalence

Car c’est bien la qualité première du Slovaque. Pas encore maître absolu dans un domaine particulier, la pépite de Roberto Amadio est pour autant l’un des coureurs les plus complets du peloton. Chaque saison est alors un palier pour celui qu’on surnomme Rambo. Après avoir glané de belles victoires sur des courses ProTour en 2010, l’ancien champion du monde de cross country remporte de nouvelles épreuves de prestige en 2011, devient champion national, remporte sa première course par étape WorldTour en enlevant le Tour de Pologne, puis participe à son premier grand tour, la Vuelta.
En Espagne, le sprinteur désigné de la Liquigas remporte trois étapes. Il rate son sprint sur les championnats du monde mais annonce d’ores et déjà ses nombreuses ambitions pour 2012.

Le premier est sa campagne de classiques. Sagan y est toujours battu mais jamais loin, et, à 22 ans, prend rendez vous pour l’avenir. Il est 4e à Sanremo en réglant le peloton, 5e sur le Ronde mais certainement aussi fort que les 3 hommes de tête sur qui il n’a pu rentrer, gêné lors de l’attaque.
Il fait l’impasse sur Paris Roubaix et se présente sur l’Amstel. En haut du Cauberg, il lance son sprint trop tôt dans un final décousu, et se fait passer dans les tout derniers mètres par Gasparotto. Cependant une nouvelle fois, le jeune slovaque montre de réelles dispositions sur les courses d’un jour.
Sa première partie de saison s’achève ici. Il se concentre désormais sur le Tour de France.

Dans sa préparation pour juillet, il reprend la compétition au Tour de Californie. Presque imbattable, il lève les bras sur 5 des 8 étapes au programme. Plus récemment en Suisse, il impressionne de nouveau, remportant 4 étapes dont le chrono inaugural, en s’offrant le héros local Fabian Cancellara.
Toujours placé, c’est la première fois qu’il remporte un prologue, un signal fort en vue du Tour.

Un Tour de France sur lequel sa polyvalence lui offre un tas d’occasions de briller. Tout d’abord, il y aura le prologue où il devrait jouer les premiers rôles mais suivra rapidement son exercice favori, l’arrivée escarpé. Longtemps posé en super favori, Philippe Gilbert aura fort à faire s’il veut s’imposer chez lui à Seraing. Sur une montée finale pas assez raide pour faire de réels écarts, il se sait d’office moins rapide que le Slovaque, qu’il faudra surprendre. En profitant d’une cassure au sommet, Sagan pourrait même s’emparer du maillot jaune selon son prologue.
Le second final escarpé de l’épreuve, qui mène à Boulogne, semble cependant difficile pour lui. Dans une pente finale aussi raide, les purs puncheurs devraient prendre l’avantage. Méfiance tout de même, Sagan apprend vite.
En plus des arrivées difficiles qui écarteront tous les gros bras, le jeune leader peut également aller défier les Cavendish, Greipel et consorts dans les dernières lignes droites des étapes plates. S’il y est moins tranchant qu’en bosse, son accélération pourrait tout de même faire des ravages, et présenter une nouvelle concurrence au champion du monde britannique.

Marcel Kittel, tout pour le sprint

Dans ce registre là, le coureur de la Sky Mark Cavendish se trouve encore un nouvel adversaire en la présence de Marcel Kittel. L’Allemand s’est d’ailleurs payé le sprinteur Anglais sur le ZLM Tour, la semaine passée.

Pour mettre dans les meilleurs conditions possible son sprinteur, la formation Argos-Shimano a bâtie toute son équipe autour de lui sur le Tour. Aucun leader pour le classement général, le formation hollandaise mise tout sur Kittel pour remplir son unique objectif : décrocher une victoire d’étape.
Lui qui rêve du Tour compte au moins 5 occasions de disputer la gagne. Devenu ogre de la dernière ligne droite l’an passé, Kittel avait prouvé qu’il pouvait se faire une place parmi l’élite du sprint en s’imposant face à une concurrence toute autre que sur les courses continentales qui fournisse son palmarès, au Tour de Pologne ou encore sur la Vuelta. Cette fois-ci confronté aux meilleurs, il lui faudra évoluer à un niveau encore inconnu.

Contrairement au jeune talent de Liquigas, Marcel Kittel n’a encore rien démontré sur les classiques et n’a pour l’instant que le sprint comme référence chez les pros. Excellent rouleur chez les juniors puis espoirs, s’appuyant sur un physique de déménageur, il ne devrait avoir aucun mal à maintenir sa position dans les derniers kilomètres précédant la dernière ligne droite sur le Tour, lorsqu’il faudra jouer des coudes à plus de 50km/h.
Fort d’une équipe entièrement dévouée à sa cause – ce qui peut toutefois rapidement devenir une source de pression – le sprinteur doit s’affirmer en juillet parmi les plus gros bras de peloton. Pour ce faire, inutile de collectionner les places d’honneur, Marcel Kittel devra disputer la gagne et saisir chaque occasion.
Peter Sagan et Marcel Kittel, deux talents dont on n’a pas fini d’entendre parler…

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