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Euro 2012 : les clés de la finale

Dimanche 01 juillet 2012

par Ju33

Le bouquet final de cet Euro 2012 aura lieu ce dimanche avec la très prometteuse affiche Italie – Espagne en finale, remake du premier match de la poule C qui s’était terminé sur le score de 1-1. Si les systèmes de jeu transalpins et ibériques sont maintenant rodés, le choix des hommes et les rôles qui leur seront attribués seront prépondérants dans la conquête du titre européen.

Euro 2012 : les clés de la finale

L’Espagne est restée fidèle à elle-même depuis le début de la compétition, avec sa philosophie de jeu basée sur la circulation perpétuelle du ballon et la vampirisation de la possession de balle (64% de moyenne dans cet Euro). Mais il est à noter que le pragmatisme la caractérise plus que la folie offensive depuis le début du tournoi.

Avec 8 buts inscrits en 5 matchs jusqu’ici (dont 4 face à la République d’Irlande), l’attaque ibérique tourne au ralenti, mais la performance défensive collective est impressionnante puisque la Roja n’a encaissé qu’un but. Comme lors du Mondial 2010, l’Espagne s’impose à chaque fois après avoir ouvert la marque au tableau d’affichage, et n’a jamais encaissé plus d’un but par match dans une compétition internationale depuis 2006 (France-Espagne, 3-1). Difficile en effet d’inscrire plus d’un but pour leurs adversaires avec moins de 36% de possession de balle…

L’Italie est jusqu’ici la seule équipe à avoir partiellement trouvé la solution lors du premier acte entre les deux équipes (1-1) laissant la possession (60%) et le contrôle du jeu à la Roja, mais utilisant son 3-5-2 pour étirer la défense et jouer dans le dos de la défense centrale ibérique. Mais son système de jeu s’est depuis mué en 4-4-2, avec une redistribution des cartes pour certains joueurs, laissant augurer d’une confrontation bien différente de celle observée en début de tournoi. Quelles pourraient donc être les clés de cette finale ?

La défense espagnole, sûre de sa force, mais…

L’apport du néo-Barcelonais Jordi Alba dans le jeu espagnol est indéniable dans cet Euro 2012. Capable de dévorer les espaces sur son côté gauche 90 (voire 120) minutes durant, tout en assurant une couverture défensive intéressante, l’arrière gauche de la Selección apporte une solution offensive de plus tandis que Ramos, aligné dans l’axe-gauche de la défense centrale est impérial pour couvrir les montées de son latéral.

Son alter-ego à droite, Alvaro Arbeloa, qui était perçu avant la compétition comme le potentiel maillon faible de la sélection ibérique, apporte moins offensivement mais fait preuve d’une rigueur défensive irréprochable. Face au Portugal, Cristiano Ronaldo, aligné à gauche, a dû petit à petit dézoner dans l’axe pour offrir des solutions. Son rôle défensif est prépondérant car il coulisse dans l’axe de la défense lors des montées de Jordi Alba –à l’image de ce que fait Abidal au Barça lors des montées de Dani Alves- permettant alors une couverture à trois avec Gerard Piqué et Sergio Ramos, impressionnants jusqu’ici dans cet Euro.

La défense ibérique présente donc de sérieuses garanties avant cette finale, avec une rotation bien rodée et un seul but encaissé dans le tournoi. But encaissé face à… l’Italie justement, via Di Natale, qui avait su transformer une ouverture parfaite d’Andrea Pirlo.

Cassano, libre de se déplacer sur le front de l’attaque, et dont le jeu est basé sur la percussion et la technique, aura fort à faire face au quatuor adverse, bien en place et solide sur l’homme, tout comme Mario Balotelli dont l’état de forme et l’humeur du jour pourraient être déterminants pour la Squadra Azzura. Mais si Balotelli a supplanté Di Natale dans la hiérarchie des attaquants transalpins, Pirlo, lui, est toujours là.

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