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Barça-Real, parfait mélange

Mardi 03 juillet 2012

par matlefevre

FC Barcelone. Real Madrid. Tous unis vers un seul but : la victoire.

Barça-Real, parfait mélange

La victoire de l’Espagne est en grande partie celle d’un mélange réussi entre les joueurs du FC Barcelone et du Real Madrid, les deux rivaux historiques de la Liga. Alors que certains émettaient, au cours de la saison, des doutes concernant leur entente en sélection, eu égard aux différentes tensions lors des Clasicos, l’amour du pays et la soif de victoire ont pris le dessus. Une évidence… Pas si évidente que cela en équipe de France par exemple. Cette Roja, qui est rentrée encore un peu plus dans l’histoire du football avec ce triplé « Euro-Mondial-Euro », marque aussi de son empreinte le football par ses caractéristiques et sa manière de jouer.

Culture barcelonaise et rigueur madrilène

Dans le onze-type du sélecionneur Vicente Del Bosque, le Barça est le club le plus représenté avec six joueurs (Piqué, Alba, Busquets, Xavi, Iniesta, Fabregas). Seul Silva fait figure d’intrus en compagnie des quatre Madrilènes (Casillas, Ramos, Arbeloa, Xabi Alonso). Une fois Silva remplaçé par Pedro, comme lors de la finale, l’Espagne est uniquement représentée par ces deux clubs, preuve de leur écrasante domination sur le football national et européen. Et dire qu’il manquait Puyol et Villa…

L’influence du Barça va beaucoup plus loin. On la retrouve dans le jeu avec ce fameux « toqué », ennuyeux pour certains, déroutant pour les adversaires et génial pour les amateurs de beau jeu. Un ballon qui ne s’arrête pas, de nombreuses passes, des solutions pour le porteur du ballon, un pressing constant, c’est le jeu qui est pratiqué dans toutes les catégories d’âge de la Masia, producteur de talents.

Le Barça s’occupe de l’attaque, le Real de la défense. On pourrait résumer la Roja de cette manière. Le côté gauche Jordi Alba/Iniesta avec Xavi en appui, a véritablement été le maillon fort durant cet Euro 2012. Le premier but face à la France et le deuxième en finale en sont les parfaits exemples. Arbeloa, trop imprécis et discret offensivement, n’a pas apporté assez de soutien à un Silva qui a alterné le bon (en finale) et le moins bon (face au Portugal). Pedro a lui apporté de la percussion et de la vitesse à chaque rentrée tandis que Fabregas a fait de son mieux à un poste qui n’est pas le sien.

Le Real Madrid a lui incarné la colonne défensive de l’Espagne avec l’omniprésence de Casillas, Sergio Ramos et Xabi Alonso, décisifs tour à tour et artisans de l’invincibilité espganole après le premier match contre l’Italie (1-1). Il ne faut cependant pas oublier les rôles de Sergio Busquets et Gérard Piqué car cette victoire est avant tout collective.

Et maintenant ?

Après les succès en 1998 et 2000, la génération de l’équipe de France s’était posée cette question. L’Espagne ne devrait pas. Elle ne se lasse pas de remporter ces trophées en pratiquant le même jeu. Alors oui, on peut critiquer le « faux n°9 », Del Bosque aurait pu faire confiance à un Llorente auteur d’une magnifique saison avec Bilbao. Mais voilà, c’est son choix et on ne connait pas tous les dessous de cette Roja. Alors en l’absence de Messi… Excusez-moi, en l’absence de David Villa, il a fait confiance à Fabregas (Negredo n’a pas convaincu et Torres a répondu présent face à l’Irlande et quand la finale avait déjà basculé). Moins flamboyant mais toujours efficace car au final, le résultat est le même.

Dans le groupe de la France pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2014, la Roja va continuer sur sa lancée tout en assurant le passage de témoin entre des joueurs proches de la fin (Xavi, Puyol) et la nouvelle génération (Javi Martinez, Thiago Alcantara, Azpilicueta, Montoya…) qui est déjà bien représentée, à l’image de Jordi Alba, déjà successeur de Capdevilla.

Ces artistes du ballon rond n’ont évidemment pas oublié de penser et de rendre hommage à Dani Jarque, Miki Roqué ou Antonio Puerta, joueurs espagnols récemment décédés. Un bel hommage et une nouvelle preuve de l’esprit « famille » de cette équipe. À mon tour de rendre hommage à cette sélection qui ne me lassera jamais. Son jeu, son humilité, son respect… Le football s’en souviendra. Gracias !

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