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Tenant du titre, l’Australien Cadel Evans n’a qu’un but en 2012, gagner un second Tour de France. Le leader de la BMC se pose en principal favori pour la victoire finale à Paris. Profitant d’un parcours à sa mesure ainsi que de l’absence d’Andy Schleck et Alberto Contador, ses rivaux de l’an dernier, Cadel Evans à l’occasion de réaliser un doublé historique réalisé par très peu de coureurs.

Cadel Evans pour un doublé ?

C’était le 23 juillet 2011. Cadel Evans, suite au contre-la-montre de Grenoble, reprenait le maillot jaune à Andy Schleck. Il devenait ainsi le premier Australien vainqueur du Tour de France après ses deux deuxièmes places de 2007 et 2008. A 34 ans, c’est le sacre d’une carrière pour Cadel Evans, qui s’est battu jusqu’au bout et s’est montré supérieur à tous ses concurrents. Minutieux au plus haut point pour ne pas dire maniaque, Evans a parfaitement géré ce Tour de France et le remporte logiquement.

Ce n’est peut-être pas terminé…

Cependant, certains voyaient dans cette victoire de Cadel Evans la faiblesse de ses adversaires. Alberto Contador usé après son Giro remporté, les frères Schleck défaillants tactiquement, Samuel Sanchez mais aussi les Italiens Cunego et Basso trop justes en haute montagne. Et puis, il y a cette descente dans l’Indre qui a sorti de la course Bradley Wiggins, Jurgen Van den Broeck et Alexandre Vinokourov. Cadel Evans aura donc à coeur de montrer à ses détracteurs qu’il n’a pas remporté une édition au rabais. Et si cette année il manquera les deux cadors que sont Contador et Andy Schleck, une seconde victoire de l’Australien mettrait tout le monde d’accord.

Le parcours de cette 99e édition correspond idéalement à Evans. Plus de 100 kilomètres contre-la-montre seront à parcourir et c’est ce sur quoi l’Australien avait déjà basé sa victoire en 2011. Ajoutons à cela assez peu d’arrivées en altitude qui avaient été les seuls endroit où les frères Schleck avaient pu mettre en difficulté l’ancien champion du monde et Cadel Evans se hisse en grand favori à sa propre succession. Et ce malgré le fait qu’on ait beaucoup moins vu l’Australien ce début de saison que lors de la précédente. Vainqueur de Tirreno-Adriatico et du Tour de Romandie en 2011, Evans n’a rien remporté en 2012 et ne s’est montré que dernièrement sur le Dauphiné. Mais ne serait-ce pas finalement la bonne stratégie ?

Bradley Wiggins, vraiment un concurrent ?

Toutefois, la voie n’est pas si dégagée que cela pour Cadel Evans, et un concurrent de choix se dresse sur son chemin : Bradley Wiggins. Le Britannique est en train de réaliser une saison semblable à celle qu’avait connu l’Australien l’an passé, l’année de son sacre. Vainqueur de Paris-Nice, du Tour de Romandie et même du Dauphiné Libéré il y a quelques semaines, le leader de la Sky profitera lui aussi d’un parcours à sa convenance sur le Tour de France. Meilleur rouleur parmi les favoris, l’Anglais sait que 2012 est peut-être la seule année où il peut espérer inscrire son nom au palmarès de la Grande Boucle.

Cependant, Evans conserve un avantage. Le contre-la-montre de Besançon ne correspond pas uniquement aux purs rouleurs comme Bradley Wiggins. Vélocité et capacité de relance seront de mise et dans ce domaine, Cadel Evans est supérieur au spécialiste de la poursuite qu’est Bradley Wiggins. Il n’y a vraisemblablement que le dernier chrono, celui de Chartres, qui avantagera considérablement le désormais coéquipier de Mark Cavendish. Avec de longues lignes droites et un parcours des plus plats, l’Anglais y sera à son aise. Reste la haute montagne où Evans est sans contestation possible un ton au dessus. Bradley Wiggins éprouve de réelles difficultés dans les forts pourcentages alors que ce n’est pas quelque chose de redouté par Cadel Evans.

Être calculateur, comme toujours

La clé pour l’Australien sera donc simple, il faudra gérer comme il l’a fait l’an dernier. Tout calculer jusqu’au moindre détail pour réaliser la course parfaite. Les spectateurs peuvent trouver dommage un duel entre Evans et Wiggins qui ne sont pas de grands attaquants mais les coureurs n’en ont que faire et leur seul but est la victoire. Passé maître dans l’art de la gestion et du calcul, Cadel Evans saura utiliser ses qualités et son expérience indéniable pour conquérir un deuxième titre sur la Grande Boucle. Alors évidemment, l’ancien VTTiste devra se méfier de certains outsiders qui peuvent créer la surprise, comme il s’est méfié un moment de Thomas Voeckler sur la précédente édition. Mais avant le départ du Tour, on ne voit pas vraiment ce qui peut empêcher Cadel Evans d’être sacré une nouvelle fois. Désormais attendons la course et ses verdicts, et on espère évidemment qu’elle sera mouvementée, peu importe le vainqueur.

Robin Watt

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