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Sept ans qu’Arsenal n’a rien remporté. Dans l’imaginaire du couple, c’est un cap. L’est-il aussi dans la vie d’un club ? Avec une inter-saison au goût semblable année après année, les Gunners resteront-ils une fois encore dans leur routine ? Tentative de réponse

Arsenal : garder le cap ou le franchir ?

À Arsenal, les mercatos sont toujours une étape douloureuse. Les Gooners ont tous en mémoire celui de l’an dernier. Pire qu’un très bon épisode de Plus Belle la Vie – autant dire pas grand chose – l’équipe du nord de Londres avait en quelques semaines perdu Nasri et Fabregas, considéré parmi les meilleurs milieux de terrains du monde et véritable identité d’Arsenal ces dernières saisons. Le scénario catastrophe, auquel n’avait jamais vraiment voulu croire Arsène Wenger, avait poussé le board a investir dans l’urgence et à combler les brèches. Point d’orgue du naufrage d’août, un 8 à 2 cinglant pris du côté d’Old Traford.

Malgré ce début de saison, le pire depuis que le technicien alsacien est aux commandes du club, les canonniers avaient repris la barre. Et contre toute attente, avaient terminé troisièmes, juste derrière les deux ogres mancuniens, chipant ainsi le ticket pour la ligue des champions – leur seizième participation d’affilée, record en cours – aux nez et à la barbe du rival Tottenham. Cela grâce à une force de caractère et un groupe qui a su, malgré les nombreuses blessures, se constituer et évoluer. Wenger n’oubliera pas de remercier un être en particulier, Robin Van Persie, le capitaine exemplaire qui, à de nombreuses reprises, a su remettre ses coéquipiers dans le droit chemin.

Et c’est justement le batave qui, en ces mois d’été, est au centre du scénario catastrophe que nous concocte une fois encore la production « football business » pour les Gunners. Et oui, être élu meilleur buteur et meilleur joueur de Premier League, terminer non loin des Ronaldo et autres Messi dans le tableau d’honneur des plus grands joueurs européens, forcément ça attire ! Manque de bol, le néerlandais n’est plus qu’à une saison de la fin de son contrat, tout comme l’était Nasri il y a un an. Si je parle du français, c’est parce que la situation pourrait bien s’avérer être la même. City aurait les crocs, la Juventus également, et Robin le héros serait bien tenté de déguerpir de son club de cœur qui lui a pourtant tout donné, en quête de titres. La réponse devrait venir rapidement, qu’elle soit positive par la prolongation d’un contrat, ou négative par le départ vers des clubs plus huppés et friqués.

Wenger semble avoir retenu la leçon

Arsène Wenger, qui avait très mal vécu le mercato estival de 2011 n’a cette fois pas voulu se laisser faire avoir. Tout comme ces joueurs, il s’est peut-être dit qu’il en avait ras-le-bol de passer pour le gentil que l’on prend pour un idiot, voire même le bon perdant… Alors il a anticipé. D’une part pour montrer à RVP sa générosité et sa volonté de faire grandir SON club et de faire signer des joueurs de standing. D’autre part pour palier à l’éventuel départ de son numéro 10 vers d’autres horizons.

Avant même la fin du mois de mai, c’est Podolski – brillant lors de l’Euro avec sa sélection allemande – qui a décidé de quitter Cologne, relégué, pour Arsenal et venir ajouter son expérience et sa qualité de jeu à un groupe déjà pétri de talents. Dans la foulée, Wenger a donné raison aux rumeurs. Déjà « propriétaire » du meilleur buteur d’Angleterre, l’entraineur des Gunners a fait venir le meilleur du championnat de France. Pour 12 millions d’Euros, Olivier Giroud a délaissé Montpellier pour s’aventurer dans les terres londoniennes. Des premiers recrutements très encourageants pour la future saison.

Une équipe (toujours) pleine de promesses

Pour compléter l’armada à l’avant, l’Emirates Stadium pourra compter sur le retour de de Diaby (?), sur sa nouvelle pépite Chamberlain, sur l’ancien lillois Gervinho qui doit cette saison franchir un cap ou encore sur l’international anglais Walcott, annoncé quelques temps sur le départ, mais que les dirigeants londoniens devraient réussir à garder. Rosicky et Arteta devraient former avec Song un milieu de terrain de qualité, en comptant également sur le come back de Wilshere associé à son compatriote britannique Ramsey.

L’offensive quasiment bouclée et le milieu de terrain suffisamment dense, c’est (comme souvent) vers la défense que l’on se tourne. Pour le moment, aucun recrutement n’a été officialisé dans ce secteur, même si l’on parle d’un certain Vertonghen. Mais si d’aventure Arsenal réussit à éloigner ses joueurs des blessures récurrentes, la charnière Koscielny – Vermaelen s’annonce comme l’une des meilleures que comptera la Premier League. Mertesacker, qui doit progresser, n’en reste pas moins un international allemand et pourrait être un joker de grande qualité. Sur les côtés, l’habitué Sagna devrait rapidement retrouver toute sa grandeur après une grave blessure en fin de saison dernière qui l’a privé d’Euro. De l’autre côté, c’est Santos, lattéral offensif brésilien, qui devrait officier. Manqueront donc peut-être quelques doublures…

Les gunners débuteront leur saison face à Sunderland avant de vivre un mois de septembre chargé en derbys et en match de galas. D’ici là, Arsène Wenger a encore un peu de temps pour voir venir et préparer son équipe à une nouvelle énorme bataille de Premier League. Les prétendants seront au moins au nombre de 6. Manchester City, Manchester United, Chelsea, Tottenham, Liverpool, Newcastle, autant de clubs qui pourraient compromettre les chances de succès des canonniers. Et pourtant, cette équipe là n’en est jamais très loin !

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